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Monday, October 13, 2014

Agence Gabonaise de Presse: Jacques Sima, officiellement PCA

Jacques Sima a officiellement pris ses fonctions de Président du Conseil d'Administration (PCA) de l'Agence Gabonaise de Presse (AGP), le week-end é...


Jacques Sima a officiellement pris ses fonctions de Président du Conseil d'Administration (PCA) de l'Agence Gabonaise de Presse (AGP), le week-end écoulé lors de la passation de service avec Lin Joël Ndembet, PCA sortant.

Le remplaçant de Lin Joël Ndembet à la Présidence du Conseil d'Administration de l’Agence Gabonaise de Presse a officiellement été installé dans ses nouvelles fonctions. Lors d'une cérémonie de passation de charges le weekend écoulé,  Jacques Sima,  nommé en conseil des ministres en septembre dernier, a reçu des mains de son prédécesseur, des documents relatifs à son nouveau poste au sein de l'agence.

Le PCA sortant a tenu à rappeler les bons jours et les bonnes relations qui ont été entretenues lors de son mandat à l'AGP. De 2009 à 2011, Lin Joël Ndembet a d'abord exercé en tant que directeur de l'AGP et de 2012 à sa destitution, il a occupé la fonction de PCA de l'agence. 

 Jacques Sima prend les commandes du conseil d'administration à une période où le quotidien Gabon matin qui dépend de l’AGP, n’est pas paru depuis plus d’un mois. La justification de cette situation s'expliquerait par un problème de financement. 

 L'arrivée du nouveau PCA devrait contribuer à la redynamisation du journal. De ce fait, le nouvel arrivant a souligné son engagement dans la mission qui lui a été confiée par le chef de l'Etat et le chef du gouvernement.  

« Mon principe est d’avoir confiance en l’Homme, car c’est lui qui est au cœur du développement. La flamme d’un patrimoine est toujours rayonnante. L’AGP doit être la source d’information. Le succès n’est pas vital, l’échec n’est pas une fatalité. Seul le courage détermine la progression d’une entreprise », a déclaré le nouveau PCA, lors de la cérémonie de passation de service. 

La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur de l’AGP, Olivier Moucketou-Mocketou et de son adjoint, Jean Baptiste Ella Zué.
 

Saturday, October 11, 2014

Justice: Une trentaine de magistrats prêtent serment

La salle d'apparat du palais de justice de Libreville a servi de cadre jeudi 9 octobre 2014 à la double cérémonie de prestation de serment d'une dizaine de magistrats nommés au  cours du conseil supérieur de la magistrature du 31 juillet 2014 et d'une vingtaine de magistrats-stagiaires.

Par ailleurs  les nouveaux promus parmi lesquels quatre présidents de chambre, quatre conseillers, un procureur général adjoint et une avocate ont été sensibilisés par leurs supérieurs hiérarchiques sur leurs  missions en présence du ministre de la Justice, Séraphin Moundounga, du premier président de la Cour des comptes, Gilbert Ngoulakia et du premier président de la Cour de cassation, Honoré Moundounga.
Au nom du ministère public, le procureur général a rappelé aux promus que la Cour de cassation n'est pas une chambre de repos et a invité ces derniers à cultiver l'esprit d'équipe.
"Votre retour après une si longue absence de plaidoirie doit être pour vous une source de motivation pour travailler davantage afin de mériter la confiance placée en vous par les plus hautes autorités du pays en tête desquelles le président de la République en sa qualité de président du Conseil supérieur de la magistrature. Je vous invite à toute modestie, à vous rapprocher de vos collègues pour parfaire vos connaissances en matière de droit et surtout appréhender la technique de la cassation " a indiqué Marie Mbanza Bagny, procureur général à la Cour de cassation.
Selon  le premier président de la Cour de cassation le magistrat doit veiller à l'application de la loi et protéger les plus faibles , être un modèle pour les autres dans un Gabon où certaines décisions de justice sont souvent mal interprétées.
"Comme vous le savez assurément, la Cour de cassation n'est pas un 3e degré de juridiction, elle est la juridiction la plus élevée de l'ordre judiciaire gabonais. Sa mission consiste principalement à unifier la jurisprudence et uniformiser le droit. Elle n'est pas donc juge et parti de procès des juges et décisions des derniers ressorts" a déclaré Honoré Moundounga, premier président de la Cour de cassation.

Source: Gaboneco

Friday, October 10, 2014

Conférence BBS School of Management : Le luxe, un secteur prometteur en Afrique


Le conférencier international Benjamin S. Leneman, président de Manop SAS et à la tête de plusieurs entreprises du secteur du luxe, était à Libreville mardi 7 octobre, pour édifier les étudiants de BBS School of Management sur cet univers encore mal connu en Afrique, mais pourtant très prometteur.


A l’initiative des responsables de BBS School of Management, cette rencontre, la première dans le calendrier des conférences internationales organisées par cette école pour l’année académique 2014-2015, a permis aux étudiants d’évaluer les potentialités d’un secteur d’activités sur lequel ils nourrissaient encore un certain nombre de préjugés.
 L’Afrique : un marché potentiel de plus de 300 millions de consommateurs du luxe
« L’Afrique est le continent de tous les défis. A l’heure où la crise sévit dans le monde entier, l’Afrique affiche des chiffres insolents de croissance et attire de plus en plus d’investisseurs de différents secteurs. Celui du luxe en fait partie », a expliqué le conférencier.
Des propos corroborés par le rapport 2011 de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui présentait l’Afrique comme étant « LA » société de consommation de demain, avec l’émergence de classes moyenne et aisée, représentant une population de 313 millions de personnes, clientes potentielles de produits de luxe.
Quel est le profil de ces consommateurs du luxe en Afrique ?
La classe moyenne : Les « rising strivers » et les « cosmopolitan professionnals »
Les « rising strivers » qui correspondent à une catégorie de personnes ayant acquis une compétence et une instruction recherchée sur le marché du travail, disposent d’un revenu allant de 300 à 800 dollars, ont accès aux crédits bancaires, et jouissent d’un pouvoir d’achat qui leur permet de s’offrir des produits non essentiels, parfois de luxe. Ils représentent actuellement 10 à 16% de la population d’Afrique subsaharienne.
Les « cosmopolitan professionnals », souvent jeunes et ayant étudié en Occident, sont une classe de cadres qui gagne entre 750 et 1100 dollars par mois. Leur habitudes occidentalisées et leur besoin de confort font qu’ils font leurs courses dans les centres commerciaux et sont exigeants sur la qualité des produits qui leur sont proposés. Ils savent se faire plaisir et s’offrent même des voyages seuls ou en famille pour les vacances. Cette catégorie de consommateurs représentent 2 à 3% des populations subsahariennes.
La classe aisée : les « affluents »
Les « affluents » dont le revenu est supérieur à 1200 dollars par mois, dépensent beaucoup d’argent dans les produits de luxe et les voyages d’agrément. Ils représentent une petite tranche de la population du continent, mais leur pouvoir d’achat est tel qu’ils peuvent très fortement contribuer à l’essor du marché du luxe en Afrique.

Dans quels domaines investir ?
« Le marché du luxe est très vaste et propose un panel très varié d’activités », a expliqué Benjamin S. Leneman.
De la haute couture, à la joaillerie, en passant par l’épicerie fine, le tourisme ou encore l’immobilier, les possibilités sont énormes. Encore faut-il dénicher la bonne idée.
« Celle qui fera des étincelles », a recommandé le conférencier.
« Car seules les bonnes idées vous permettront de trouver plus facilement des investisseurs prêts à mettre de l’argent dans votre projet », a-t-il expliqué aux entrepreneurs en herbes.
En effet, s’il est vrai qu’il est très difficile de faire concurrence et de s’imposer face aux grandes familles de l’univers du luxe, à la tête d’empires connus et réputés dans le monde entier, « il reste tout de même de la place pour l’originalité, de nouveaux services, et une vision différente du luxe ».
« A défaut, il y a l’industrie. La production des matières premières. Et dans ce domaine, l’Afrique s’illustrait déjà avec la famille Oppenheimer, des multi milliardaires sud-africains, anciens propriétaires du géant minier De Beers (dont ils ont cédé les parts en novembre dernier à Anglo American, ndlr)  et qui s’arrogeaient 40% du marché mondial du diamant brut ».
Par ailleurs, sur la dizaines de milliardaires que compte l’Afrique, 5 ont fait fortune dans l’industrie du luxe.
Mais de plus petites industries existent, bien évidemment. Il peut s’agir de la fabrication de matériaux nobles (tissus, matériaux de construction de luxe, exploitation de matières premières, etc…), ou encore dans le tourisme, notamment vert, très à la mode dans les classes sociales aisées.
Et à ce niveau, le Gabon a beaucoup à offrir.
Reste donc aux étudiants, futurs entrepreneurs, de trouver l’idée en or qui pourrait leur permettre de réussir dans ce secteur d’avenir en Afrique.